Vu en Arles

Rencontres de la Photographie 2019

12 août 2019

Les Rencontres de la photo en Arles sont chaque année le rendez-vous des professionnels de l’image et de tous les passionnés de photo.

 

La manifestation qui concentre 50 expositions sur une trentaine de lieux pendant 3 mois, est le plus grand rendez-vous photo en France. Delphine Maratier participe chaque année à la semaine réservée aux professionnels.

Inspirée par les grands maîtres de la peinture classique, sa série autour de l’intimité « Rencontre avec une inconnue dans un hôtel » a été récompensée en 2015 aux Rencontres Photographiques d’Arles. Ce festival est ainsi pour la photographe un rendez-vous professionnel immanquable, mais aussi un rendez-vous du cœur.

Car Arles c’est bien cela. Des photos qui parlent de nous, des enjeux de nos sociétés, vus et traités au plus près par des hommes et des femmes qui ont voulu s’en faire l’écho. Même si, et surtout si, à l’instant de la prise de vue, les impressions ressenties leur étaient toutes personnelles et singulières. Loin de tout effet de buzz.

 

2019, cinquantième anniversaire des Rencontres, la manifestation à maturité se recentre ainsi sur le photo journalisme, son cheval de bataille. Des images brutes. Des propos sans fioriture.

 

Ce cinquantenaire est aussi l’occasion de revenir sur des figures marquantes comme Lucien Clergue ou Edward Weston.

Lucien Clergue qui est un des fondateurs des Rencontres est aussi le premier à avoir créé un fond photographique afin que l’on puisse analyser les photos et élaborer ainsi une lecture critique et comparée des images. Ce fond est consultable au Musée Réattu en Arles.

Généralement reconnu comme l’un des plus grands artistes photographiques du XXe siècle, Edouard Weston fut célébré lors de la première édition des Rencontres en 1970. Cette exposition est présentée, telle quelle aujourd’hui en 2019. Au fil des Rencontres, les différentes strates de l’histoire de la photographie et son langage sont ainsi misent en exergue.

 

Le festival qui se déroule du 1er juillet au 22 septembre 2019 ouvre des perspectives nouvelles.  Arles porte en effet un souffle d’avant-garde.

 

Delphine Maratier a particulièrement apprécie les Painted ladies de Valérie Belin, où les touches de peinture photographique posées sur les visages féminins comme des bandelettes, les transfigurent en créatures de laboratoires.

Autre moment fort de cette édition, La movida. Quatre photographes, Alberto Garcia-Alix, Ouka Leele, Pablo Pérez Minguez et Miguel Trillo croquent à leur manière cette période (un peu) folle qui marqua la libération des espagnols après plusieurs décennies de franquisme.

Avec la série Salon de coiffure, Ouka Leele réalise une galerie de portraits tout en fraicheur et en autodérision.

Une scénographie inspirée et parfaitement dans l’esprit spontané des années 80, à la mode espagnole.

Autre point d’orgue de ces Rencontres, la visite de la collection d’art brut de Bruno Decharme. L’emploi du médium photo pour exprimer et témoigner de la souffrance psychologique ainsi que les images présentées ont bouleversé la photographe Delphine Maratier. Ces questions feront l’objet d’un prochain article.

50ème Rencontres de la Photographie, Arles.
Expositions du 1er juillet au 22 septembre 2019
Consulter le programme sur www.rencontres-arles.com